Aménager, restaurer ou créer une mare

Près de la moitié des mares a disparu en France depuis les années 1950, et la région Occitanie n’est pas épargnée. La disparition massive de ces écosystèmes aquatiques est liée non seulement aux activités humaines, mais également à leur dynamique naturelle : l’accumulation de sédiments et de matière organique ou bien l’envahissement par la végétation conduisent à leur atterrissement/comblement.

Les nombreux services rendus par les mares sont donc diminués : réservoirs de biodiversité, continuités écologiques, approvisionnement d’eau, rôle tampon réduisant le risque d’inondation...

Il est donc essentiel de les entretenir pour sauvegarder ces milieux, la biodiversité qui en dépend, et les bénéfices associés !

Les étapes indispensables permettant d’appréhender l’état de conservation d’une mare, et de proposer des actions de protection ou de restauration associées sont détaillées ci-dessous. Ces actions sont en général réalisées par le propriétaire ou le gestionnaire de la mare, qui peut pour cela faire appel, pour un appui technique (diagnostic, recherche de financements, travaux de restauration, suivis) auprès des acteurs du territoire.
Voir l’annuaire des acteurs

Étapes préalables : connaître la réglementation et prévoir le suivi et l’évaluation des actions

Un recueil des principales démarches réglementaires à respecter a été réalisé, afin de vous permettre de vérifier la conformité de votre projet avec la réglementation liée aux espèces protégées, la Directive cadre sur l’eau, ou encore la réglementation spécifique aux projets de création de mare.
Fiche démarches réglementaires

Le suivi de la biodiversité sur les mares nous permet d’évaluer l’efficacité des actions menées.

Avant tout travaux de restauration, un diagnostic écologique et fonctionnel est réalisé. Les travaux sont menés en tenant compte des espèces présentes, et un suivi des mares est mis en place sur plusieurs années pour évaluer l’impact de la restauration du milieu sur la biodiversité.

Une fois que le diagnostic faune - flore est réalisé, les actions de protection et de restauration à mettre en œuvre sont proposées et étalonnées en fonction des espèces présentes observées sur la mare. Il en va de même pour la création d’une mare : l’emplacement, la superficie et les caractéristiques de la mare sont définis à partir du diagnostic écologique réalisé sur le site d’accueil, en tenant compte de ses caractéristiques écologiques et des espèces de faune et de flore qu’il abrite déjà. Le creusement de la mare à proprement parlé intervient donc après cette étape de préparation importante.

  • Fiche de caractérisation de mare : en cours d’élaboration
  • Protocoles d’inventaires, de suivis et méthode d’évaluation de l’état des mares : en cours d’élaboration
Suivi odonates avant travaux © FRC Occitanie

Conduite des travaux

Les travaux de création ou de restauration de la mare sont réalisés par le maître d’œuvre (propriétaire, gestionnaire ou sous-traitant), qui peut être accompagné par un assistant à maîtrise d’ouvrage expert en écologie.
Cet accompagnement permet au maître d’œuvre de disposer d’éléments techniques précis et de conseils adaptés dans la réalisation de ces travaux. Cet accompagnement peut être réalisé par l’un des membres du Comité Technique du PRAM ou tout acteur local spécialisé (par exemple les structures porteuses de CATZH dans l’ouest de la région Occitanie).

Pour en savoir plus sur les bonnes pratiques lors de travaux sur les mares, consulter les documents élaborés par le PRAM Occitanie.

Fiche Création de mare
Fiche Restauration de mare

Creation de mare Domaine de Lamothe_31 © Iris Lang

Suivi des travaux

Tous travaux de restauration ou de création de mare imposent la réalisation de suivis réguliers du milieu et des populations dans les années qui suivent. Ces suivis, à l’image du diagnostic écologique initial, ont pour objectif d’inventorier et de suivre l’évolution des espèces (apparition, disparition, maintien) en lien avec les travaux réalisés.
En règle générale, il est préconisé de réaliser un suivi annuel durant les 3 premières années suivant la fin de la restauration, puis à 5, 7 et 10 ans, afin d’avoir une analyse la plus objective possible des résultats obtenus. Ces suivis peuvent être réalisés par l’assistant à maîtrise d’ouvrage ayant réalisé l’accompagnement technique durant les travaux.